Le mobilier industriel selon Brigitte Durieux

En trois ouvrages, Brigitte Durieux nous offre un beau panel des trésors du mobilier indutriel. 

Quand l’utile devient style…

mobilier industrielLes figures glorieuses désaffectées et les mobiliers urbains, incarnent un style à part entière. La vague industrielle apparait à un nouveau jour. Il n’est plus seulement question d’atelier ou d’usine, mais d’un style nourri et habité de métal. L’apogée sonne au XIXe siècle, avec la fabrication en série. De cocottes en poêles, c’est par la cuisine que la révolution industrielle pénètre dans nos intérieurs. Les balcons, les grilles ou les bouches de Métro d’Hector Guimard célèbrent la fonte dans une végétalisation Art Déco ; kiosques et colonnes Morris meublent la ville, tandis qu’aux bornes-fontaines et aux chalets d’aisance elle gagne en salubrité.

« De l’usine au salon : vestiaires d’usine, meubles à clapets, casiers de tri postal, lampes articulées, chaises de bistrot ou de square : le mobilier industriel, hérité du monde du travail et de la rue, s’installe aujourd’hui dans la maison. » – Brigitte Durieux

Objets cultes du mobilier industriel

brigitte curieuxLe XIXe voit naître un arsenal de mobiliers de métiers, de sièges, de machines outils, d’établis, d’armoires, de dessertes d’atelier qui font aujourd’hui les beaux jours de notre décoration. Même les bureaux troquent leur prestance bourgeoise pour à leur tour, être conquis par des mobiliers fonctionnels. Le progrès industriels est en marche et s’incarne aux classeurs verticaux, aux meubles à clapets, aux chaises de dactylo, aux bureaux à caisson et aux meubles d’archivage qui gagnent l’espace.

Incroyable TOLIX

brigitte durieuxDes jardins aux bords de seine, de nouvelles chaises accueillent le repos des promeneurs. L’ouvrage égraine les grandes figures du style, de la chaise Bistro, à la chaise Navy 1006, en passant par la Luxembourg, la chaise A de Xavier Pauchard, le tabouret ou la chaise Singer ou encore la Biennaise.
S’en suis le travail et ses figures légendaires, des forges de Strasbourg, au casier de tri postal, en passant par Ronéo, Steelcase, Strafor, la révision des classiques se poursuit en classeurs verticaux, meubles à clapets et plus généralement les meubles de métiers auxquels s’ajoutent les vestiaires…Autant de mobiliers qui aujourd’hui trouvent une retraite méritée dans nos intérieurs.

« A l’époque où l’ordinateur est devenu une lampe de bureau, on ne pose plus les lampes articulées sur la table, on les met en applique sur les murs. Le mobilier industriel redevient un élément à la fois utile et beau. » – Brigitte Durieux

Autres emblèmes du style, les luminaires s’exposent à leur tour en réflecteurs et diffuseurs, machine de lumière aux proportions extraordinaires coutumières des lofts, mais aussi les lampes articulées qui de Jieldé à Gras en passant par Anglepoise ont transporté leurs globes et leurs rotules des ateliers à nos bureaux pour progressivement gagner toute la maison.

Les ouvrages de Brigitte Durieux sauront ravir mais aussi instruire tous les passionnés du style industriel.

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